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Intelligence artificielle

Making of In Vino Digitas : 25 jours, 300 euros, 1 114 sites

Ce qu'a réellement coûté l'étude In Vino Digitas en temps et en argent, et pourquoi l'intelligence artificielle n'en a fait qu'une partie du travail.

Une feuille de vigne à contre-jour, ses nervures parcourues par un réseau de points lumineux et de lignes évoquant un algorithme, sur fond de vignoble flou au soleil couchant.
Image générée par IA.

Le coût réel d'une étude sectorielle

25 jours de travail, environ 300 euros de dépenses en abonnements et en API, 1 114 sites viticoles analysés selon 48 indicateurs : voilà ce qu'a coûté In Vino Digitas, l'étude que j'ai menée sur la maturité digitale des domaines de Bourgogne et du Beaujolais.

On me demande régulièrement combien de temps l'intelligence artificielle m'a fait gagner, et je crois que la question est mal posée. Sur ces 25 jours, j'ai consacré 30 % à concevoir l'étude et à affiner les indicateurs, en testant chacun d'eux pour vérifier qu'il était réellement mesurable, 30 % à écrire, tester et relancer les scripts de collecte, 20 % à vérifier et corriger les données obtenues, et les 20 % restants à produire le site qui héberge les résultats.

Ce que l'IA n'a pas fait

Aucune de ces quatre lignes ne consiste à poser une question à un modèle pour en récupérer la réponse. La moitié de ce projet, la conception et le contrôle, ne se délègue à personne, et le tiers consacré à la collecte ne s'est pas automatisé tout seul non plus. Il a fallu construire la chaîne, l'éprouver sur des cas réels et la reprendre chaque fois qu'elle échouait, ce qui arrivait très régulièrement : protections anti-robots qui bloquent la collecte, sites en erreur, délais d'attente dépassés, pages dont le contenu ne s'affiche pour personne d'autre qu'un navigateur classique. Ces obstacles disaient déjà quelque chose de l'état technique des sites concernés.

Ce qui a changé, ce n'est donc pas que l'IA travaille à ma place, c'est qu'elle rend accessible à une personne seule un traitement qui réclamait auparavant une équipe. Le métier, lui, reste entier, puisqu'il faut toujours décider quoi mesurer, arbitrer les cas ambigus et interpréter. Un score de Monétisation à 89 avec une Expérience à 56 ne raconte pas une réussite mais un déséquilibre, et aucun modèle ne le dira à la place de celui qui interprète les chiffres.

Un chiffre pour situer l'enjeu

51,8 % des sites analysés ne remplissent pas les critères techniques minimaux pour être correctement lus par une IA générative, alors que 30 % des Français déclarent déjà en consulter une avant de choisir une bouteille (baromètre SOWINE/Dynata 2026). Ce n'est évidemment pas un problème propre à la viticulture ; je retrouve exactement la même chose dans tous les secteurs où j'interviens, et personne ne le mesure parce que personne ne pensait avoir les moyens de le faire.

Et pour votre secteur

La grille est transposable à n'importe quel secteur composé de nombreux acteurs comparables, et on me l'a déjà demandé. Si vous vous demandez ce que donnerait le vôtre, ou si vous préférez que vos équipes sachent conduire ce type de travail plutôt que de le sous-traiter, contactez-moi.

L'étude complète et le classement sont sur invinodigitas.fr.

Portrait d'Alexandre Vannier

Alexandre Vannier

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